Finances et fiscalité
Budget 2026 : ambitieux et exigeant !
Le budget de l’année 2026 a été adopté le jeudi 27 février, dernière séance de la mandature.
Pour les investissements, il est marqué par des dossiers importants :
- L’avenue du Revermont, avec l’opération complémentaire pour finaliser la terminaison des rues Jean Bouin et de la Renaissance, aujourd’hui en sens unique.
- La salle des familles, avec inscriptions en dépenses qui s’élèvent sur ce seul poste à près de deux millions d’euros ;
- La renaturation de la cour d’école maternelle, chantier actuellement en cours ;
- L’aménagement de l’allée des Sports, prolongement logique de notre nouvelle salle, estimé à près de 130 000 € ;
- La voie douce en direction de Jasseron ensuite, qui mobilisera près de 500 000 € avec des soutiens financiers d’ores et déjà acquis particulièrement intéressants ;
- L’installation de nouvelles caméras de vidéo surveillance sur la voie publique.
C’est donc un budget ambitieux, mais également exigeant, en raison des aléas rencontrés dans les bâtiments publics :
- A la salle de sport de Domagne, pour pallier des problèmes d’étanchéité ;
- A l’école, pour remplacer la chaudière défaillante ;
- A l’église, où la mise aux normes des installations électriques s’avère indispensable ;
- Au local des sapeurs-pompiers pour réparer le portail et changer les menuiseries.
Ce budget mérite quelques remarques complémentaires :
La première pour insister sur notre désendettement. En six années, c’est plus d’un million d’euros de capital qui a été remboursé. Nous sommes aujourd’hui à un niveau historiquement bas, avec le bénéfice que nous en retirons en termes de capacité d’autofinancement nette.
La seconde pour malgré tout marquer quelques signes d’inquiétudes. Notre dotation globale de fonctionnement (attribuée par l’État) va continuer de décroître, et on peut craindre la même chose pour notre dotation de solidarité rurale, si nous ne retrouvons pas une certaine dynamique en termes d’évolution de notre population.
Côté recettes, il en va de même pour les recettes liées aux droits de mutation, budgétées prudemment à 75 000 €, bien loin des 114 000 € encaissés il y a deux ans en arrière. Et que dire des taxes d’aménagement, qui vont forcément continuer de se paupériser.
Et enfin la troisième, qui confirme l’ambition des élus de voir la fiscalité communale stabilisée. Hors inflation exceptionnelle de l’année 2023 et sa flambée des prix de l’énergie, le conseil n’a pas modifié les taux d’imposition, en dehors il est vrai, des actualisations décidées par le Gouvernement.
Comment se structure un budget ?
La structure d’un budget comporte différentes parties : la section de fonctionnement et la section d’investissement qui se composent chacune d’une colonne dépenses et d’une colonne recettes. À l’intérieur de chaque colonne, il existe des chapitres, qui correspondent à chaque type de dépense ou de recette, ces chapitres étant eux-mêmes divisés en articles.
La section de fonctionnement regroupe :
- toutes les dépenses nécessaires au fonctionnement de la collectivité (charges à caractère général, de personnel, de gestion courante, intérêts de la dette, dotations aux amortissements, provisions) ;
- toutes les recettes que la collectivité peut percevoir des transferts de charges, de prestations de services, des dotations de l’État, des impôts et taxes
La section d’investissement comporte :
- en dépenses : le remboursement de la dette et les dépenses d’équipement de la collectivité (travaux en cours, opérations pour le compte de tiers...) ;
- en recettes : les emprunts, les dotations et subventions de l’État.
Qu'est-ce qu'un budget communal?
Le budget d'une commune se compose de dépenses et de recettes.
Un budget est un acte juridique qui prévoit et autorise les recettes et les dépenses.
Au sens matériel, il n’existe qu’un seul budget. En effet, le budget primitif est tout d’abord voté et énonce aussi précisément que possible l’ensemble des recettes et des dépenses pour l’année. Mais en cours d’année, des budgets supplémentaires ou rectificatifs sont nécessaires, afin d’ajuster les dépenses et les recettes aux réalités de leur exécution. De plus, des budgets annexes retracent les recettes et les dépenses de services particuliers.
